| KONGO |
| FETICHE NKISI de protection de l'ethnie KONGO |
| Ce NKISI a les seins d'une femme et un sexe masculin. Sa grande expressivité (bouche ouverte et yeux au regard insistant) ainsi que son dynamisme (légèrement penchée en avant) pourraient montrer une origine VILI. Le bois est lourd et dense aux grains fins. Une fente de dessiccation a fait sauter une plaque de bois sur son bras droit. Quelques dégâts de xylo. (poignet gauche).
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Découvert au XVe siècle par lOccident, lempire ou royaume Kongo (environ 3 millions d'individus) était situé au nord de l'Angola, de Cabinda, du Congo-Brazzaville, l'extrémité occidentale de la RDC et d'une partie du Gabon. Il s'agit en fait d'une fédération d'entités politiques qui intègre de nombreux sous-groupes ou clans tels les Manyanga, Ndibu, Ntandu, Yombé, Zombo, Mbata, Besi-Ngombé, Solongo, Vili, Woyo, ... voir l'Empire Kongo: http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_Kongo |
| La structure familiale y est matrilinéaire. La famille de base réunit la mère à ses enfants (le père n'est ici pas totalement compris). La famille au sens large désigne les familles de base ayant un lien de parenté vertical ou horizontal, quelqu'en soit le degré . Quant au clan, il réunit plusieurs familles au sens large et ethnies différentes (faisant toutefois partie du groupe kongo). |
| Aujourd'hui, environ la moitié des Kongo sont chrétiens et le reste animistes. Pour ces derniers, le divin est perçu comme la Cause primaire de toute chose, l'essence vitale de toute chose ainsi que la destination finale de toute chose. Le panthéon Kongo se réduit à un dieu tout puissant qui donne des pouvoirs au roi, au devin (Nganga). Les ancêtres étant les intermédiaires entre le divin et l'homme, la communauté est donc dominée par les devins et les sculpteurs chargés de faire respecter leur culte et par les nombreuses sociétés secrètes. |
| Ainsi, la société Ndunga jouait le rôle d'une sorte de police secrète chargée de contrôler l'ordre public, de garantir la stabilité du pouvoir et le respect des lois. Les actions des masques Ndunga symbolisaient la volonté des ancêtres et du monde surnaturel : leur jugement était sans appel. Ils dansaient également lors des funérailles de notables importants. L'association existe encore aujourd'hui chez les Kongo, mais uniquement sous une forme ludique. |
Les
Kongo ont développé un art dune finesse
éblouissante et d'une extrème variété.
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| Masques |
Contrairement à d'autres peuples africains, les Kongo ont sculpté peu de masques.
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| Sculptures |
| Les
sculptures fétiches créent un lien entre les forces
visibles et invisibles qui permettent de faire régner
lharmonie au sein de la communauté. Dotés
dune valeur magico-religieuse, ils sont voués aux
cultes (maternité, initiaton, fertilité, sorcellerie)
et aux ancêtres. Lart des multiples ethnies Kongo
relève de cette base commune sacrée tout en se
différenciant par une ligne stylistique particulière à
chacune dentre elles. Ainsi, les Vili
sattachent à marquer leurs figurines dune
grande expressivité, les fétiches Yombé se distinguent
par leur forme féminine et gracieuse alors que ceux des
Bwendé ont un visage aux traits féroces et un corps
puissant. Les statues commémoratives dites Phemba représentaient des femmes ayant perdu un enfant et en souhaitant un autre. |
| Nkisi |
Nkisi signifie Medecine ou médicament. On distingue 4 types principaux:
Ces fétiches peuvent aussi être zoomorphes: chien à 2 têtes, parfois singe. Chaque type de Nsiki fait l'objet d'un contrat passé entre le demandeur et le Nganga. Le sculpteur transmet son oeuvre terminée au devin-féticheur qui la chargera par l'inclusion de pointes ou de lames de métal. Son pouvoir est transmis à la statue par le biais d'une substance (Bilongo) injectée dans une cavité abdominale et réfermée par un miroir. |
| Voir http://detoursdesmondes.typepad.com/dtours_des_mondes/kongo/ |